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La reconstruction mammaire à Montréal : laissez les séquelles derrière vous

Une reconstruction immédiate, est-ce possible?

Trop peu de femmes le savent : la reconstruction du sein peut se faire au même moment que l’ablation de tumeurs cancéreuses. C’est ce que l’on appelle une « reconstruction immédiate ». Privilégiée surtout lorsque la peau du sein peut être conservée, cette procédure contribue grandement à surmonter le traumatisme du combat contre le cancer en mettant plus vite les séquelles dans l’oubli. De plus, elle est entièrement couverte par le Régime d’assurance maladie du Québec. Si vous n’avez pas pu bénéficier d’une reconstruction immédiate, sachez que le Dr Bou-Merhi peut vous recevoir à Montréal pour procéder à une reconstruction mammaire tardive. Ces chirurgies reconstructrices ont lieu au CHUM.

En quoi consiste une reconstruction mammaire immédiate?

La mise en place de la prothèse temporaire

L’opération consiste à mettre en place par la cicatrice de mastectomie une prothèse temporaire appelée « expanseur ». Il s’agit d’une prothèse gonflable qui vise à étirer progressivement la peau du thorax en préparation de la pose d’une prothèse permanente. L'« expanseur » est placé derrière le muscle du grand pectoral et est rempli d'eau salée par une valve intégrée. Un ou deux drains aspiratifs sont placés dans le site pour évacuer l’excès de liquide de la région opérée. Ceux-ci sont généralement retirés une semaine après l’intervention. Une fois les sutures du muscle et de la peau réalisées, un pansement, qui devra être gardé en place pendant 5 à 7 jours, est apposé en fin d’intervention. Réalisée sous anesthésie générale, la reconstruction mammaire immédiate est rapide (une à deux heures) et ne cause pas de cicatrices additionnelles.

Le remplissage de l’expanseur

La prothèse d'expansion sera remplie d'eau salée à l'aide d'une aiguille fine deux à trois semaines suite à la première opération, puis, toutes les semaines jusqu’à l'obtention du volume souhaité. Ce traitement indolore d'expansion dure en moyenne de 2 à 3 mois.

La pose de l’implant permanent

Environ 3 à 4 mois après la première opération, la prothèse d'expansion est remplacée par un implant permanent, posé sous anesthésie générale. Cette intervention dure environ 1 heure. Selon votre plan de traitement, le délai entre la première et la deuxième intervention peut être considérablement rallongé. Des traitements comme la chimiothérapie ou la radiothérapie accompagnent souvent la mastectomie et peuvent avoir une influence sur la cicatrisation de la peau. C'est pourquoi il faut attendre 6 semaines après la fin de la chimiothérapie et un minimum de 6 mois après la fin de la radiothérapie avant d’envisager la deuxième intervention pour le remplacement de l'« expanseur » par l'implant permanent.

La période de convalescence

L’hospitalisation dure 24 heures. Après l’opération, la première nuit est relativement douloureuse, mais les médicaments analgésiques prescrits sont habituellement efficaces. La douleur persiste de 3 à 4 jours, puis diminue progressivement dans un délai variable selon les patientes. Les drains, utilisés pour éliminer le sang et les sérosités, sont enlevés dès qu’ils drainent peu de liquide, soit généralement au bout d’une semaine après l’opération. La période de convalescence et d’arrêt de travail après la reconstruction par prothèse d’expansion est habituellement d’environ 8 semaines, mais risque de se prolonger davantage si des traitements complémentaires de chimiothérapie ou de radiothérapie sont prévus. Il faut éviter les activités physiques importantes pendant 6 semaines.

Inconvénients

Cette technique peut présenter quelques inconvénients, notamment des visites hebdomadaires régulières pour gonfler la prothèse d'expansion ainsi qu’une seconde opération pour la remplacer. De plus, il sera difficile d'obtenir une symétrie parfaite entre les deux seins. Le taux de complications avec la reconstruction par implant est plus élevé si la peau de la poitrine a été ou sera irradiée.

Risques

Cette opération comporte des risques et des complications. En dehors de l’infection et du saignement, la principale complication précoce de la reconstruction immédiate après une mastectomie totale est la souffrance cutanée due à une mauvaise vascularisation des lambeaux de peau de la mastectomie. Cette souffrance cutanée peut aboutir à une nécrose de la peau et à l’exposition de l’expanseur, entraînant l’exérèse, c’est-à-dire le retrait par chirurgie, de ce dernier et un échec de l’opération. Les patientes fumeuses ont un risque plus élevé de nécrose cutanée et de retard de cicatrisation, particulièrement si elles ont eu antérieurement une radiothérapie de la paroi thoracique. L’arrêt du tabac en préopératoire est donc indispensable.


Le risque d’infection existe, comme pour n’importe quelle opération, et est prévenu par la prescription d’un traitement antibiotique. Les autres complications incluent la mauvaise cicatrisation, l’hématome, qui peut nécessiter parfois l’évacuation chirurgicale, et le risque de formation d’une capsule fibreuse autour de l’implant. Ce risque augmente lorsqu’une radiothérapie est administrée sur le sein reconstruit par expanseur/implant. Il existe aussi un risque de rupture ou de dégonflement de la prothèse de l’ordre de moins de 1 % par année. Dans ce cas, il est nécessaire de procéder au changement de la prothèse.

La reconstruction mammaire tardive

Une mastectomie classique sans conservation de la peau sera effectuée dans les cas de reconstruction tardive du sein. La prothèse d’expansion sera introduite par l’ancienne cicatrice de mastectomie afin d'accroître la surface de la peau sur la paroi thoracique pour implanter plus facilement la prothèse mammaire définitive. La reconstruction est effectuée en deux étapes sous anesthésie générale lors d’une opération d’un jour.

La reconstruction mammaire, immédiate ou tardive, est une chirurgie délicate. Confiez la vôtre à un médecin de confiance en consultant le Dr Bou-Merhi, chirurgien plasticien de renom engagé dans la lutte contre le cancer du sein, au Centre Hospitalier de l’Université de Montréal.

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